Cinq erreurs frĂ©quentes Ă Ă©viter lors de la rĂ©daction dâune convention dâactionnaires
Si vous dĂ©tenez des actions dâune sociĂ©tĂ© privĂ©e, vous savez probablement ce quâest une convention dâactionnaires. Ce document, qui prĂ©cise la maniĂšre dont la sociĂ©tĂ© doit ĂȘtre exploitĂ©e ainsi que les droits et responsabilitĂ©s des actionnaires, est essentiel Ă la protection des droits de ceux-ci au sein de lâentreprise. Vous devez aussi savoir quâil peut ĂȘtre trĂšs avantageux de financer la convention dâactionnaires au moyen de lâassurance vie. Si la convention est bien rĂ©digĂ©e, les occasions dâobtenir des rĂ©sultats positifs pour les actionnaires se multiplient. Toutefois, comme pour tout document de cette nature, le risque dâerreur est toujours prĂ©sent. Voici cinq erreurs et omissions frĂ©quentes Ă Ă©viter lors de la rĂ©daction dâune convention dâactionnaires avec votre conseiller en assurance vie.
Planification fiscale insuffisante
Les rĂšgles fiscales changent frĂ©quemment et la rĂ©vision de votre convention Ă chaque modification lĂ©gislative peut sâavĂ©rer onĂ©reuse sur le plan des honoraires professionnels. Bien quâil soit peu probable que votre conseiller en assurance vous procure directement des conseils fiscaux, il est essentiel quâil connaisse lâimportance de la fiscalitĂ© et de ses applications Ă lâassurance vie.
Aucune mention du compte de dividendes en capital (CDC)
Le CDC est un Ă©lĂ©ment important de la planification lorsque la convention dâactionnaires est financĂ©e au moyen dâune police dâassurance vie dĂ©tenue par une sociĂ©tĂ©. Il sâagit dâun compte thĂ©orique utilisĂ© Ă des fins fiscales servant Ă verser aux actionnaires des dividendes en capital non imposables. Lors de la rĂ©daction de votre convention, il est important dâajouter une clause au sujet du versement des dividendes en capital. Sâil nây a aucune mention Ă cet Ă©gard, le versement ne pourra pas ĂȘtre exigĂ© et vous nâaurez aucune garantie de recevoir les avantages fiscaux attendus.
Rachat facultatif
Dans la plupart des situations, lâachat et la vente des actions lors du dĂ©cĂšs dâun actionnaire devraient ĂȘtre obligatoires. Un rachat facultatif peut paraĂźtre intĂ©ressant pour les actionnaires survivants et la sociĂ©tĂ© dans son ensemble, mais un manque de directives claires cause souvent plus dâanxiĂ©tĂ© quâil ne procure de la tranquillitĂ© dâesprit. Lâavenir de votre entreprise pourrait ĂȘtre compromis au moment oĂč la disposition des actions du dĂ©funt est envisagĂ©e. Dans les situations oĂč les actions doivent ĂȘtre transfĂ©rĂ©es au conjoint du dĂ©funt, il faut envisager dâutiliser une option « dâachat/vente » afin de se qualifier pour le roulement.
DĂ©finition inexacte de lâinvaliditĂ©Â
Lorsquâune assurance rachat en cas dâinvaliditĂ© est en place, les polices dâassurance sont utilisĂ©es pour dĂ©terminer si une personne est invalide ou non, ou, en dâautres mots, si elle peut bĂ©nĂ©ficier ou non de la convention. Des mesures proactives peuvent ĂȘtre prises lors de la rĂ©daction de la convention dâactionnaires pour assurer son efficacitĂ©, comme la mention de lâincapacitĂ© physique et mentale et lâoffre dâune pĂ©riode dâattente suffisante pour Ă©valuer lâĂ©tendue de lâinvaliditĂ©.
Détermination erronée du titulaire de la police
Il nâest pas toujours idĂ©al de dĂ©signer la sociĂ©tĂ© exploitante comme titulaire et bĂ©nĂ©ficiaire dâune assurance vie. Les polices dĂ©tenues par la sociĂ©tĂ© peuvent ĂȘtre accessibles aux crĂ©anciers de la sociĂ©tĂ©, les polices dâassurance vie ne sont pas considĂ©rĂ©es comme des actifs dâentreprise actifs aux fins de lâexonĂ©ration des gains en capital, et si la sociĂ©tĂ© exploitante est vendue et que lâon souhaite conserver lâassurance vie, cela pourrait entraĂźner des consĂ©quences fiscales lors du transfert.
